Ça va loin pour une écriture à la craie..

17 janvier 2014 by in category Espace Militant, Vos témoignages with 3 and 1

Témoignage d’un jeune militant
lors de la mobilisation d’Anonymous

 

Nous devions nous retrouver à un maximum d’endroits, munis de craies afin d’écrire sur les murs de nos villes des messages concernant les maux de notre société. C’est mieux que de cramer des voitures n’est-ce pas ?
Pour se faire, un ami et moi-même avions pris l’initiative de créer un événement Facebook dans le but d’informer et de mobiliser les individus désirant participer à l’action dans la région Parisienne. Cela nous a permis d’ouvrir le débat avec les plus sceptiques et de motiver les plus isolés.

 

Le jour en question, nous nous sommes rendus à la gare la plus proche, armés de nos craies. Nous n’avions pas attendu d’être arrivé à Paris pour débuter l’action : « L’espèce Humaine est une merde asservie par une société modelée par ses vices. » ; « Va travailler, allez consommer … Si t’as pas de thune, t’es pas un homme. » Voilà le genre de message que nous avions écrit en attendant le train. Mais deux officiers municipaux, ayant assisté à la scène, sont venus afin de constater « l’infraction ».

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Le contrôle s’est très bien passé, tout était en règle, sauf peut-être le sac de bombes de peinture de l’un de mes amis se trouvant à quelques mètres de nous. Puis les officiers nationaux sont arrivés … Ils étaient huit. Après nous avoir sommé de nettoyer nos « dégradations », la conversation s’est engagée sur le but de notre action. D’ailleurs très vite tourné en dérision par l’ensemble du cortège. Suite à quoi l’un d’entre eux soupçonna le sac se trouvant à l’écart de nous appartenir, nous avons évidemment répondu par l’affirmative. Le contrôle a pris une toute autre proportion à ce moment-là.

 

Le flic auquel je me suis adressé me répondit « T’es bête ou quoi. Abruti. »

 

Un des policiers nous stipula que le sac servirai de « pièce à conviction » et que mon ami devrai venir le récupérer au poste. Les caps étant encore placées sur les bombes, prouvant de ce fait qu’elles n’avaient pas été utilisées, je leur rétorqua, dans un excès d’orgueil peut être, qu’ils n’ont pas le droit de le saisir. Le flic auquel je me suis adressé me répondit « T’es bête ou quoi. Abruti. ». Sidéré par ses propos, je lui dis alors, toujours très poliment, qu’il n’avait pas à me dénigrer de la sorte, que le respect doit être mutuel.

 

« Tu m’engraines ? Tu veux qu’on se fritte ? »

 

Sûrement vexé d’avoir été remis à sa place par un petit jeune tel que moi, il me choppa soudain par le col, me poussant à l’écart du groupe jusqu’au grillage, là où il me plaqua avec violence. Il colla son front contre le mien tout en me sortant des conneries telles que « Tu m’engraines ? Tu veux qu’on se fritte ? ». Et pendant que l’un de mes potes, plein de lucidité, hurla à mon égard de ne surtout pas répondre, dans un accès de colère, je lui répondis tout de même que ce n’est pas parce qu’il porte une insigne et qu’il a passé un concours de merde qu’il a tous les droits. Suite à quoi, lui et l’un de ses collègues me plaquèrent encore une fois sur le grillage tout en me passant les menottes.

Ils m’embarquent pour « outrage et rébellion ».

 

Lorsque l’un de mes compères en appela à la liberté d’expression, un « gardien de la paix » lui répondit un bon gros « ferme ta gueule. »

 

écritures à la craie

 

Assis à l’arrière de la voiture, je les entendis discuter de mon sort, l’un disant qu’ils n’ont rien contre moi, l’autre répondant que c’est juste pour me faire chier. Mes potes essayaient en vain de les raisonner. Lorsque l’un de mes compères en appela à la liberté d’expression, un « gardien de la paix » lui répondit un bon gros « ferme ta gueule. ».

 

Bref je me retrouvais enchaîné au commissariat les entendant arranger la déposition à leur avantage. Excédé lorsque le flic en question vint, sourire aux lèvres, me dire que j’irai en garde à vue, je péta un plomb expliquant à qui voudra l’entendre ma version des faits. Très vite un attroupement se fit autour de moi, le débat dura environ une demi-heure, suite à quoi ils décidèrent de me relâcher.

 

Je pensais que l’histoire était terminée jusqu’à ce que l’officier de police judiciaire m’appelle il y a quelques jours pour me convoquer.

 

Je passe en correctionnel le 27 janvier.

Brian T. Schwartz, 22 ans

 

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3 Comments

  • Kh
    on 23 janvier 2014 Répondre

    C’était pas à Bois-le-roi par hasard? Je me rendais aussi à la manifestation et j’ai vu des jeunes se faire arrêter pour des tags à la craie

  • Gagner de l'argent sur internet
    on 4 février 2014 Répondre

    Beaucoup trop court, merci beaucoup pour ce plaisir passe a vous lire.

  • sylvie fougères
    on 4 avril 2014 Répondre

    coucou et maintenant ça en est où ,, le procès à donner quoi , j’espère que vous avez eu gain de cause ….il y a trop de dérive dans la police …bon courage à vous deux en tout cas ! a+ bises bye ! …..

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